Le travail de préparateur de commandes • Blogue à Denis – portfolio et résumé

Le travail de préparateur de commandes

Comment ça se fait et comment ça se vit

Colabor à Boucherville au coucher du soleil

Comme mon premier travail, j'ai été engagé comme préparateur de commandes à Colabor, Boucherville. Colabor est un entrepôt alimentaire qui distribue des caisses d'aliments en gros pour des clients comme les dépanneurs et les petits marchands. Mon travail s'agit d'un travail de nuit à temps plein durant l'été pour remplir des palettes de produits alimentaires.

Comment fait-on ce travail?

Dès la formation, notre compagnon inséparable est notre transpalette. Ce véhicule porte-palette nous permet de nous déplacer rapidement dans l’entrepôt, ainsi que d’y transporter plusieurs centaines de kilos de produits en caisse.

L’entrepôt se sépare un plusieurs allées de produits différents, comme les cannes de conserve, les assaisonnements, les jus, les emballages, les chips, etc. Divers clients ont l’habitude de commander une certaine famille de produits. Ainsi, certaines commandes sont par rang, ce qui nous oblige à séparer chaque produit différent par une nouvelle palette. Certaines autres commandes sont entièrement variées, nous obligeant à jouer d’habilité pour empiler nos caisses sur un espace aussi plat que possible.

La transpalette électrique nous permet de transporter des charges surprenantes toute la journée, même sans changement de batterie.
La transpalette électrique nous permet de transporter des charges surprenantes toute la journée, même sans changement de batterie.

Pendant notre formation, nous apprenons la cueillette sur papier pour nous habituer à jauger nos commandes et à respecter les autres consignes de travail. Par exemple, pendant la cueillette, il faut monter sur les allées pairs et revenir sur les allées impaires. Dans certains cas, il est aussi plus efficace d’appeler un lift plutôt que de dépiler notre commande à la main. Il peut aussi arriver qu’il manque d’un certain produit. Dans ce temps-là, il faut appeler le bureau pour signaler un BO (back order) : si le produit est en stock, on ira le chercher ailleurs ; sinon, nous fermerons la commande sans l’avoir cueilli.

Cependant, remplir des commandes par papier n’est pas considéré profitable pour la compagnie. Après notre formation, nous apprenons plutôt l’utilisation d’un système vocal, qui nous permet, après une empreinte vocale, de confirmer la localisation et le nombre de caisses sans distraction. Par contre, il faut plus d’expérience parce qu’il n’est plus possible d’évaluer les quantités des produits à l’avance. Ainsi, il faut toujours prévoir un espace plat pour des caisses additionnelles.

L’utilisation d’un système à reconnaissance vocale, bien que parfois irritant dans sa tendance à mal nous comprendre, nous permet d’être plus efficaces.
L’utilisation d’un système à reconnaissance vocale, bien que parfois irritant dans sa tendance à mal nous comprendre, nous permet d’être plus efficaces.

À la fin de la cueillette, nous emballons chaque palette dans du wrap de plastique, et après les avoir étiquetés, nous les déposons au quai correspondant. Plus tard, un camion viendra transporter les palettes recueillies par les responsables du shipping.

Une journée varie habituellement entre 6000 et 1200 caisses à cueillir. À la fin de la journée, on fait souvent du charriage : les caisses nouvellement arrivées sont placées dans les allées pour être montées par des lifts dans les localisations surélevées appropriées à l’entreposage (la cueillette se fait au niveau du sol).

Ce travail est-il difficile?

Une inquiétude de ma part était que le travail soit trop difficile physiquement. En réalité, la fatigue est la chose la plus dure à gérer la nuit. Sinon, les cannages et quelques autres items mis à part, rien n’a un poids exceptionnel, et une forme physique exceptionnelle n’est pas nécessaire.

Certains peuvent trouver qu’il s’agit d’un travail « platte » – surtout lorsqu’il s’agit de faire du temps supplémentaire – mais en réalité, c’est bien plus intéressant qu’un travail à la chaîne, et plus varié, puisque nous changeons toujours d’emplacement en transpalette.

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