Le Saint-Esprit manquait-il aux saints? • Blogue à Denis – portfolio et résumé

Le Saint-Esprit manquait-il aux saints?

Le Saint-Esprit dans l'Ancien Testament

on the wings of a snow white dove par liz west sous Attribution 2.0 Générique

Le Saint-Esprit habita-t-il les croyants seulement dès l'âge de l'église?

Une position ferme

Plusieurs Chrétiens croient fermement que le Saint-Esprit demeure seulement dans les croyants depuis l’âge de l’église. Par contre, je comprends qu’il y a des signes contraires assez convaincants—bien que je ne serais dans aucun cas catégorique, parce que la parole de Dieu ne mentionne pas vraiment beaucoup le sujet : les mentions du Saint Esprit dans l’Ancien Testament sont voilées, semblables aux mentions de l’Ange du Seigneur, lequel nous comprenons par une lumière plus fixe être Jésus-Christ lui-même.

À ma compréhension, le Saint Esprit est censé demeurer dans les croyants d’aujourd’hui à cause de versets semblables à Jean 7.39 :

Il dit cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l'Esprit n'était pas encore, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié.

Considérez aussi Jean 14.16-17 & 26 :

Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. […] Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

et Jean 16.13 :

Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

ainsi qu’Actes 2.4 :

Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.

Tous les versets ci-haut sont interprétés ensemble pour signifier que le Saint-Esprit ne demeurait pas auparavant dans les croyants.

Mais un moment s’il vous plaît!

Voici un fait intéressant à noter concernant le don du Saint-Esprit : le récit qui en est le plus connu se trouve dans Actes 2, qui mentionne que les disciples « furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. » Mais nous ne pouvons pas ignorer Jean 20 :22, qui, en parlant de Jésus parlant à ses disciples après sa résurrection, dit,

Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit: Recevez le Saint-Esprit.

Cet événement-là advint avant la Pentecôte. Les apôtres présents en ce temps-là furent encore présents à la Pentecôte.

Pourquoi alors recevraient-ils une seconde fois l’Esprit?

Cela ne serait certainement pas le cas. Considérez Romains 8.9 & 11 :

Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l'esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. […]Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d'entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Clairement, celui qui est sauvé doit porter le Saint-Esprit. Ainsi, si les disciples gagnèrent une seconde fois le Saint-Esprit, ils durent premièrement être sauvés, alors inconvertis, alors sauvés de nouveau. Cela n’est pas possible. Plutôt, Jean 20.22 et Actes 2.4 doivent parler de deux événements d’une nature très distincte.

Il semble qu’au deux événements, certains pouvoirs furent délégués par le Saint-Esprit. Jean 20.23 rapporte Jésus disant, « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » Nous entendons plus tard de Paul qui utilisa cette autorité apostolique contre Hyménée et Alexandre, que Paul livra « à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer. » (1 Timothée 1.20) Actes 2.7-8 chronique comment les gens « étaient tous dans l’étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres: Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens? Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle? » C’était le miracle des langues multiples, un accomplissement partiel de Joël 2.28.

Cogitant notre chemin

Mais dans les deux cas, nous ne voyons pas ces manifestations de l’Esprit comme étant une nécessité au salut comme dans Romains 8.9, mais plutôt comme un sceau de la présence de l’Esprit de Dieu. Mais à la lumière du fait que l’Esprit doit sans équivoque demeurer dans le croyant, il est juste de poser une couple de questions :

  1. Les saints de l’Ancien Testament étaient-ils une exception à Romains 8.9, qui dit clairement que tous les croyants doivent avoir le Saint Esprit?
  2. Si dans les millénaires à venir quelqu’un analysait les écritures des Chrétiens de ce temps-ci, pourrait-il conclure tout aussi facilement que le Saint Esprit ne demeurait pas dans les croyants d’aujourd’hui?

La seconde question est une pensée ainsi qu’un indice à la première. Dans notre analyse, il n’est que juste de se souvenir que la loi « possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses ». (Hébreux 10.1) Il ne devrait donc pas être surprenant que ce qui fut promis par le prophète Joël (Joël 2.28) ainsi que par Jésus lui-même (Jean 7.39) comme étant une chose devant être accomplie durant l’ère messianique n’apparaisse pas clairement jusqu’alors.

Le Saint-Esprit dans l’Ancien Testament

Par contre, en portant très attention, nous voyons que le roulement de tambour du Saint-Esprit se trouve visible à travers l’Ancien Testament. Cette indication-là n’est pas ténue, mais bien distincte. Considérez Genèse 1.2, où nous découvrons que « l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux »; Deutéronome 34.9, dans lequel « Josué, fils de Nun, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui »; Exode 31.3, qui rapporte comment Betsaleel était « rempli de l’Esprit de Dieu, de sagesse, d’intelligence, et de savoir pour toutes sortes d’ouvrages »; Juges 6.34, qui nous informe que « Gédéon fut revêtu de l’esprit de l’Éternel »; Juges 15.14, dans lequel nous apprenons que « l’esprit de l’Éternel [saisit Samson]. Les cordes qu’il avait aux bras devinrent comme du lin brûlé par le feu, et ses liens tombèrent de ses mains »; 1 Samuel 10.10, qui rapporte que « L’esprit de Dieu [saisit Saül], et il prophétisa au milieu d’eux »; Marc 12.36, qui nous rappelle que « David lui-même, animé par l’Esprit-Saint, a dit: Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied »; Psaume 51.11, dans lequel David supplie le Seigneur, disant, « Ne me retire pas ton esprit saint »; Ésaïe 63.11, qui se plaint d’Israël en ces termes : « Où est celui qui mettait au milieu d’eux son esprit saint »?; et encore Michée 3.8, dans lequel le prophète déclare, « je suis rempli de force, de l’esprit de l’Éternel ».

Ainsi, à la lumière de Romains 8.9, qui exprime sans équivoque que « Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » (c’est-à-dire, à Christ), deux textes particuliers de l’Ancien Testament sont révélateurs. Une d’entre eux est Psaume 51.11, dans lequel David, après son péché avec Bathséba, plaide avec le Seigneur, disant :

Ne me renvoie pas de devant ta face, et ne m'ôte pas l'esprit de ta sainteté. Rends-moi la joie de ton salut, et qu'un esprit de franche volonté me soutienne.

Nous voyons comment dans ce psaume « l’esprit de ta sainteté » est lié avec « la joie de ton salut ». La même chose est vraie d’Ésaïe 63.10-11, dans lequel nous lisons d’Israël :

Mais ils ont été rebelles, ils ont attristé son esprit saint; Et il est devenu leur ennemi, il a combattu contre eux. Alors son peuple se souvint des anciens jours de Moïse: Où est celui qui les fit monter de la mer, Avec le berger de son troupeau? Où est celui qui mettait au milieu d'eux son esprit saint; […] Comme la bête qui descend dans la vallée, L'esprit de l'Éternel les a menés au repos. C'est ainsi que tu as conduit ton peuple, Pour te faire un nom glorieux.

Une fois encore, le concept de rejet du Saint-Esprit, trouvé dans Éphésiens 4.30 — « N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » – et Matthieu 12.31 — « C’est pourquoi je vous dis: Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné » — a la signification contextuelle d’ignorer le salut ou le pardon des péchés; c’est à cet aspect auquel Ésaïe 63 et Psaume 41 se réfèrent tous deux.

Il peut ainsi être très clairement compris que les saints de l’Ancien Testament n’étaient aucunement une exception à Romains 8.9, qui requiert que tous le croyants portent le Saint-Esprit, mais que le principe se tint à travers tous les âges—bien que moins visiblement sous Israël.

Manifestations de l'Esprit

Nous sommes alors laissés ave deux manifestations de l’Esprit : l’une est absolument nécessaire, et est accordée au moment du salut. Elle est nommée l’habitation intérieure de Saint-Esprit.

La seconde manifestation de l’Esprit est de signes miraculeux et de prodiges, et n’a pas été donnée également, comme il est déclaré dans 1 Corinthiens 12.7-11 :

Or, à chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune. En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit; à un autre, la foi, par le même Esprit; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit; à un autre, le don d'opérer des miracles; à un autre, la prophétie; à un autre, le discernement des esprits; à un autre, la diversité des langues; à un autre, l'interprétation des langues. Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut.

Cette manifestation-là, contrairement à la première, n’est pas indiquée silencieusement par le fruit des œuvres, mais est plutôt un saisissement de l’homme pour le travail de Dieu. (Juges 14.6, 14,19, 15.14; 1 Samuel 10.10, 1 Samuel 11.6; 1 Samuel 16.13; 1 Samuel 19.20; 2 Chroniques 20.14) Même si cet état n’est certainement pas la norme, il est en plus haut contraste avec le reste de la Bible, et y est aussi mentionnée plus fréquemment. À cause de son voyeurisme typique, sa manifestation est plus apte à éclipse la première—mais bien plus importante—manifestation du Saint-Esprit, surtout dans l’Ancien Testament qui se concerne moins souvent de l’aspect de l’explication doctrinale.

Comme il est écrit dans 1 Corinthiens 12, les saints de l’Ancien Testament étaient plus aptes à manifester des dons de guérison, des miracles, ou des prophéties. Mais comme l’Esprit n’est pas absent de nous à cause de manque de ces dons-là, que l’Esprit distribue « à chacun en particulier comme il veut », de la même manière les hommes de l’Ancien Testament ne manquaient pas de l’Esprit à cause de la présence des mêmes dons.

Assembler l'interprétation

Quand Joël et Jésus prédirent la venue de signes, ils ne prédirent pas que le Saint-Esprit viendrait finalement habiter les croyants, mais plutôt qu’il produirait des signes pour l’édification des frères. Prenez, par exemple, Jean 14.16-17, dans lequel Jésus promet la chose suivante :

Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous.

Jésus ne leur promet pas alors une chose nouvelle : « car il demeure avec vous ». Les disciples avaient déjà obtenu l’Esprit. Cela n’était pas le point principal. Mais au verset 26, il ajoute que le Consolateur « vous enseignera toutes choses et vous rappellera toutes les choses que je vous ai dites. » Cela est une chose dont plusieurs des croyants dans lequel l’Esprit demeura ne firent jamais l’expérience! Cela est aussi la raison pour notre confiance des apôtres, auxquels toutes choses furent enseignées et transcrites dans les épitres. Et puis-je suggérer que par le même Esprit les prophètes furent inspirés de plusieurs paroles sages, disant,

Ne me retire pas ton esprit saint. Rends-moi la joie de ton salut, Et qu'un esprit de bonne volonté me soutienne! Psaume 51.11-12

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